Âge et fertilité : comprendre ce qui change au fil des années

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04 Août 2026
Portrait d'une femme aux yeux fermés, baignée d'une douce lumière naturelle, évoquant les réflexions autour de l'âge, de la fertilité et du projet parental.

Lorsque l’on commence à réfléchir à un projet de grossesse, une question revient souvent : quel est l’impact de l’âge sur la fertilité ? Que vous souhaitiez avoir un enfant aujourd’hui, dans quelques années ou que vous envisagiez un traitement de PMA, il est naturel de vous interroger sur le rôle que l’âge peut jouer dans votre projet.

L’âge est effectivement un facteur important, mais il ne suffit pas, à lui seul, à évaluer votre fertilité ni vos chances de concevoir. Mieux comprendre son impact sur la réserve ovarienne, la qualité ovocytaire, la qualité du sperme et les chances de réussite d’un traitement de PMA vous aidera à mieux évaluer votre situation et à faire des choix éclairés.

 

L’impact de l’âge sur la fertilité féminine

Comme le souligne Dre Joana Guimarães, directrice médicale de Procriar, la fertilité féminine atteint généralement son pic entre 20 et 30 ans.

À partir de la trentaine, elle commence à diminuer progressivement, avant de connaître un déclin plus marqué dès 35 ans.

 

Pourquoi ?

La réserve ovarienne diminue avec l’âge

Les femmes naissent avec l’ensemble des ovocytes qu’elles auront au cours de leur vie. Contrairement à d’autres cellules de l’organisme, les ovaires ne produisent pas de nouveaux ovocytes. Leur nombre diminue donc naturellement au fil des années.

À chaque cycle menstruel, plusieurs follicules contenant des ovocytes commencent à se développer, mais, dans la plupart des cas, un seul ovocyte est libéré au moment de l’ovulation. Les autres disparaissent au cours d’un processus naturel. Année après année, ce phénomène réduit progressivement le nombre d’ovocytes disponibles : c’est ce que l’on appelle la réserve ovarienne.

La qualité ovocytaire diminue également avec l’âge

La qualité ovocytaire est un élément essentiel de la fertilité. Elle correspond à la capacité d’un ovocyte à contenir un nombre normal de chromosomes et à poursuivre son développement normalement après la fécondation. Avec l’âge, le risque d’anomalies chromosomiques augmente.

Ce phénomène s’explique notamment par le vieillissement des mitochondries, de petites structures présentes dans les cellules qui leur fournissent l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Dans les ovocytes, elles jouent un rôle essentiel lors de la division des chromosomes après la fécondation. En vieillissant, elles deviennent moins efficaces, ce qui peut favoriser l’apparition d’anomalies chromosomiques.

Avec l’âge, la réserve ovarienne et la qualité ovocytaire diminuent naturellement. Cette évolution peut réduire les chances de concevoir, diminuer les probabilités d’obtenir des embryons présentant un nombre normal de chromosomes et augmenter le risque de fausse couche.

Comme le rappelle Dre Guimarães :

Cela ne signifie pas qu’il est impossible de tomber enceinte après 35 ou 40 ans. De nombreuses femmes conçoivent naturellement à cet âge. En revanche, une grossesse peut mettre plus de temps à survenir et les chances de succès sont généralement moins prévisibles.

Illustration d'une mitochondrie, la structure cellulaire qui produit l'énergie nécessaire au fonctionnement des cellules. Dans les ovocytes, les mitochondries sont indispensables à la division des chromosomes après la fécondation et contribuent à la qualité ovocytaire.

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Cette illustration représente une mitochondrie, une structure cellulaire chargée de produire l’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules. Dans les ovocytes, les mitochondries jouent un rôle essentiel dans les mécanismes indispensables au développement embryonnaire, ce qui explique leur lien étroit avec la qualité ovocytaire.

L’impact de l’âge sur la fertilité masculine

L’âge peut également avoir un impact sur la fertilité masculine, même si ses effets sont différents de ceux observés chez les femmes.

Contrairement aux femmes, les hommes produisent des spermatozoïdes tout au long de leur vie. Leur qualité peut toutefois diminuer avec l’âge, notamment en ce qui concerne leur mobilité, leur morphologie et l’intégrité de leur ADN. Ces changements peuvent avoir un impact sur la fécondation, le développement de l’embryon ou encore le risque de fausse couche.

Chez les hommes, cette évolution est généralement plus progressive. Chez les femmes, en revanche, la fertilité est beaucoup plus étroitement liée à l’âge, car elles naissent avec un nombre limité d’ovocytes. Au fil des années, la réserve ovarienne diminue et la qualité ovocytaire se dégrade également. Les hommes ne connaissent pas ce même phénomène, même si l’âge reste un facteur à prendre en compte dans l’évaluation globale de la fertilité.

 

FIV : quelles sont vos chances de réussite passé un certain âge ?

L’âge est l’un des principaux facteurs qui influencent les chances de réussite d’une FIV lorsque le traitement est réalisé avec vos propres ovocytes.

En cause : la qualité ovocytaire, qui intervient à chaque étape du processus. Elle influence les chances de fécondation, le développement de l’embryon, son implantation dans l’utérus ainsi que le risque de fausse couche. Avec l’âge, les anomalies chromosomiques des ovocytes deviennent plus fréquentes, ce qui diminue les chances d’obtenir un embryon présentant un nombre normal de chromosomes.

Cela ne signifie pas qu’une FIV ne peut pas aboutir après 35 ou 40 ans. De nombreuses femmes obtiennent une grossesse grâce à la PMA à ces âges. En revanche, plusieurs tentatives peuvent être nécessaires et votre médecin pourra, selon votre situation, vous proposer une stratégie de prise en charge différente.

Si vous vous interrogez sur vos chances de réussite, le plus important est d’en discuter avec un spécialiste de la fertilité. Votre âge est un élément essentiel, mais il ne suffit pas, à lui seul, à prédire vos chances de grossesse.

Grossesse naturelle : quelles sont vos chances après 35 ans ?

Même après 35 ans, et jusque dans la quarantaine, il est tout à fait possible de concevoir naturellement. De nombreuses femmes y parviennent chaque année.

En revanche, les chances de grossesse diminuent progressivement avec l’âge et il faut parfois davantage de temps pour concevoir. Le risque de fausse couche augmente également, notamment parce que les anomalies chromosomiques deviennent plus fréquentes au niveau des ovocytes.

Si votre projet de grossesse tarde à se concrétiser, n’attendez pas trop longtemps avant de consulter un spécialiste de la fertilité. C’est particulièrement vrai après 35 ans, où une prise en charge précoce permet souvent de mieux comprendre la situation et d’envisager les solutions les plus adaptées.

 

Quand consulter un spécialiste de la fertilité ?

Si vous avez moins de 35 ans, il est généralement recommandé de consulter un spécialiste de la fertilité après un an de rapports sexuels réguliers sans grossesse.

Après 35 ans, il est préférable de ne pas attendre aussi longtemps. Si aucune grossesse n’est survenue après six mois d’essais, une consultation permet de faire le point et, si nécessaire, de mettre en place une prise en charge adaptée.

Dans certaines situations, il peut être utile de consulter encore plus tôt, notamment si vous avez des cycles irréguliers, une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une faible réserve ovarienne, des antécédents de fausses couches ou toute autre difficulté connue pouvant affecter votre fertilité. Vous pouvez également demander un bilan si vous souhaitez simplement mieux connaître votre fertilité avant de débuter un projet de grossesse.

 

Pourquoi faire un bilan de fertilité ?

Un bilan de fertilité permet de mieux comprendre l’impact de l’âge sur votre fertilité. Il ne donne pas toutes les réponses, mais il fournit des informations précieuses pour évaluer votre situation et vous orienter vers la prise en charge la plus adaptée.

Chez la femme, le bilan comprend généralement :

  • Un dosage de l’AMH (hormone anti-müllérienne), réalisé par prise de sang. Il permet d’estimer la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre d’ovocytes encore présents dans les ovaires.
  • Le comptage des follicules antraux (CFA), réalisé par échographie. Cet examen permet d’évaluer la réserve ovarienne et d’anticiper la réponse des ovaires à une éventuelle stimulation ovarienne.
  • Un bilan hormonal, comprenant notamment le dosage de la FSH et de l’estradiol, qui apporte des informations complémentaires sur le fonctionnement des ovaires.

Ensemble, ces examens offrent une vision plus précise de votre fertilité. En revanche, ils ne permettent pas d’évaluer directement la qualité ovocytaire ni de prédire avec certitude vos chances de grossesse. Ils constituent avant tout une base de discussion avec votre spécialiste pour définir la prise en charge la plus adaptée à votre situation.

Chez l’homme, le bilan repose généralement sur un spermogramme, qui évalue notamment :

  • la concentration des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur nombre ;
  • leur mobilité, autrement dit leur capacité à se déplacer ;
  • leur morphologie, c’est-à-dire leur forme, un critère qui peut influencer leur capacité à féconder un ovocyte.

Congélation des ovocytes : pourquoi le moment compte ?

La congélation des ovocytes peut être une option intéressante si vous souhaitez avoir un enfant plus tard, mais que le moment n’est pas encore venu de concrétiser ce projet.

Son principal avantage est de préserver vos ovocytes au moment où ils sont prélevés. Plus ils sont congelés tôt, plus ils ont de chances de conserver une bonne qualité, ce qui peut améliorer les perspectives de grossesse lorsqu’ils seront utilisés dans le cadre d’un traitement de PMA.

La congélation des ovocytes (ou vitrification) ne garantit toutefois pas une grossesse. Les chances de réussite dépendent de plusieurs facteurs, notamment de votre âge au moment du prélèvement et du nombre d’ovocytes matures qui ont pu être congelés. Pour certaines femmes, la vitrification représente néanmoins une véritable opportunité de préserver leur fertilité et d’envisager plus sereinement un futur projet de grossesse.

 

Vous envisagez de congeler vos ovocytes ?

Bénéficiez de conseils personnalisés pour faire le point sur votre fertilité, comprendre l’impact de l’âge et déterminer si la congélation des ovocytes est la solution la plus adaptée à votre projet de parentalité.

 

Don d’ovocytes : dans quels cas est-il recommandé ?

Pour certaines femmes, le recours au don d’ovocytes peut offrir les meilleures chances de d’obtenir une grossesse.

En effet, l’âge des ovocytes est l’un des principaux facteurs qui influencent le succès d’un traitement de PMA. Lorsqu’ils proviennent d’une donneuse plus jeune, leur qualité est généralement meilleure, ce qui favorise le développement d’embryons présentant un potentiel de développement plus élevé et augmente les chances de grossesse.

Même dans le cadre d’une FIV avec don d’ovocytes, la future mère joue un rôle essentiel. Si le patrimoine génétique de l’embryon est hérité de la donneuse et du père biologique, l’environnement utérin intervient dans l’implantation, le développement du placenta et la croissance du bébé. Des recherches suggèrent également qu’il pourrait influencer l’expression de certains gènes au cours de la grossesse.

Le don d’ovocytes n’est pas indiqué dans toutes les situations. Il constitue néanmoins une option importante lorsque la baisse de la qualité ovocytaire compromet les chances de réussite d’un traitement de PMA.

Banque de donneurs de Procriar

Procriar met à votre disposition la plus grande banque de donneurs à identité ouverte du Portugal, avec un large choix de donneuses d’ovocytes et de donneurs de sperme issus de différentes origines ethniques.

Notre programme de don comprend :

  • une sélection rigoureuse des donneurs et donneuses, incluant un dépistage des maladies génétiques et infectieuses ainsi qu’une évaluation psychologique ;
  • des profils détaillés, présentant leurs caractéristiques physiques, leur personnalité, leur parcours, leurs centres d’intérêt et leurs aspirations ;
  • un accompagnement personnalisé assuré par notre équipe dédiée au don, pour vous aider à explorer les différentes options, identifier vos priorités et trouver le donneur le plus adapté à votre projet ;
  • une réservation exclusive du donneur ou de la donneuse : lorsque nous vous proposons un profil, celui-ci vous est réservé pendant trois jours ouvrés afin de vous laisser le temps de prendre votre décision ;
  • un test de compatibilité génétique visant à identifier les principales mutations génétiques communes entre la patiente et le donneur ou la donneuse, afin de réduire le risque de transmission de certaines maladies héréditaires. Ce dépistage couvre plus de 2 000 maladies génétiques récessives.

Notre programme repose sur le principe du don à identité ouverte. Conformément à la législation portugaise, les enfants nés grâce à un don peuvent accéder à l’identité civile du donneur ou de la donneuse à partir de l’âge de 18 ans. En revanche, le donneur ne peut pas prendre contact avec l’enfant et ne dispose d’aucun droit ni d’aucune obligation légale à son égard.

 

L’impact émotionnel de l’âge sur la fertilité

Il est tout à fait normal de se poser des questions sur l’âge lorsque l’on rencontre des difficultés à concevoir. Cette situation peut susciter de la peur, de la frustration, de la tristesse ou encore des regrets. Vous avez peut-être l’impression que le temps vous échappe ou que vous auriez dû commencer ce parcours plus tôt.

Pourtant, il est important de ne pas culpabiliser.

Si de nombreuses personnes repoussent leur projet de parentalité, c’est pour des raisons très diverses : une rencontre tardive, des études, un parcours professionnel, des contraintes financières, des problèmes de santé ou simplement parce que le moment ne semblait pas être le bon. Il n’existe pas de parcours idéal ni de calendrier parfait.

Face à ces questions, être bien accompagné fait toute la différence. Un spécialiste de la fertilité peut vous aider à comprendre votre situation, vous présenter les différentes options qui s’offrent à vous et vous accompagner avec écoute, bienveillance et sans jugement.

Anticiper l’impact de l’âge sur la fertilité

Consultation avec un spécialiste de la fertilité accompagnant un couple dans son projet de grossesse. Échange sur l'impact de l'âge, le bilan de fertilité et les différentes options de traitement en PMA.

Si l’âge vous préoccupe, plusieurs démarches peuvent vous aider à mieux comprendre votre fertilité et à envisager la suite de votre projet de parentalité avec davantage de sérénité.

Mieux comprendre votre fertilité

Un bilan de fertilité permet d’évaluer votre réserve ovarienne, de connaître les options de traitement qui pourraient vous convenir et de déterminer si l’âge commence à avoir un impact sur votre fertilité.

Ne pas ignorer vos inquiétudes

Si vous avez le sentiment que quelque chose ne va pas ou si vous essayez de concevoir depuis quelque temps sans succès, il est préférable de consulter sans tarder. Un bilan réalisé suffisamment tôt permet souvent d’obtenir des réponses plus rapidement et d’avoir accès à un plus large éventail d’options.

Réfléchir au bon moment

Si vous savez que vous souhaitez avoir des enfants à l’avenir, il peut être utile d’échanger avec un spécialiste sur le meilleur moment pour concrétiser votre projet, l’intérêt d’un bilan de fertilité ou, selon votre situation, la possibilité de congeler vos ovocytes.

Prendre soin de votre santé

Aucune habitude de vie ne peut empêcher le déclin naturel de la fertilité lié à l’âge. En revanche, ne pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, adopter une alimentation équilibrée, dormir suffisamment et veiller à maintenir un poids équilibré contribuent à préserver votre santé reproductive.

Couple marchant en plein air avec des tapis de sport, illustrant des habitudes de vie favorables à la fertilité et à la santé reproductive.

 

Âge et fertilité : ce qu’il faut retenir

L’âge est un facteur important de la fertilité, mais il ne permet pas, à lui seul, de prédire vos chances de devenir parent. Il peut influencer la quantité et la qualité des ovocytes, augmenter le risque de fausse couche et avoir un impact sur les chances de réussite d’une FIV. Il ne raconte toutefois qu’une partie de votre histoire.

La première étape consiste à mieux connaître votre fertilité. Un bilan et un échange avec un spécialiste permettent de faire le point sur votre situation et d’identifier les solutions les plus adaptées à votre projet de parentalité.

Si vous vous demandez quel impact l’âge peut avoir sur votre fertilité, l’équipe de Procriar est là pour vous apporter des réponses claires, évaluer votre situation et vous accompagner dans les décisions qui correspondent à votre projet.