Tout savoir sur l’endométriose et son impact sur la fertilité

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03 Août 2025
Mains tenant une découpe en papier d’un utérus sur fond rose, représentant l’endométriose et son impact sur la fertilité féminine

Endométriose et fertilité : ce qu’il faut savoir

L’endométriose est une maladie chronique qui touche environ une femme sur dix en âge de procréer.

C’est l’une des causes les plus fréquentes d’infertilité, et pourtant, de nombreuses femmes attendent encore des années avant d’obtenir un diagnostic.

Chez Procriar, nous savons combien ce parcours peut être difficile et éprouvant. C’est pourquoi nous vous proposons des informations claires et fiables, pour que vous puissiez avancer en toute confiance.

Ce guide, élaboré avec l’aide de la Dre Joana Mesquita Guimarães, directrice médicale chez Procriar, aborde plusieurs points :

  • Qu’est-ce que l’endométriose ?
  • En quoi peut-elle influencer vos chances de tomber enceinte ?
  • Quels traitements de fertilité peuvent vous accompagner ?

 

Endométriose : c’est quoi exactement ?

Schéma médical du système reproducteur féminin montrant les zones touchées par l’endométriose : utérus, ovaires et trompes de Fallope.

L’endométriose correspond au développement en dehors de l’utérus de tissu semblable à la muqueuse qui tapisse l’utérus, appelée endomètre.

L’endomètre est le tissu qui s’épaissit chaque mois à l’intérieur de l’utérus pour préparer une éventuelle grossesse. Si celle-ci n’a pas lieu, il est éliminé lors des règles.

Chez les femmes atteintes d’endométriose, ce tissu peut se développer sur les ovaires, les trompes de Fallope, l’intestin, la vessie ou encore le péritoine pelvien.

Dre Guimarães précise : Ce tissu se comporte comme l’endomètre : il s’épaissit, se dégrade et saigne à chaque cycle.

 

 Mais comme il ne peut pas s’évacuer, il provoque une inflammation, des douleurs, la formation de tissu cicatriciel et parfois de kystes appelés endométriomes.

 

Les causes de l’endométriose

Les médecins ne savent pas encore avec certitude ce qui provoque l’endométriose, mais différentes théories permettent d’apporter des explications. Il est probable que plusieurs facteurs se combinent, plutôt qu’une seule cause isolée.

Menstruation rétrograde

C’est l’hypothèse la plus souvent avancée. Au lieu de s’écouler normalement vers l’extérieur du corps, le sang menstruel remonte par les trompes de Fallope jusque dans la cavité pelvienne. Cela peut permettre à des cellules semblables à l’endomètre de se fixer sur les organes pelviens et de se développer.

Facteurs génétiques

L’endométriose est parfois présente dans plusieurs générations d’une même famille. Si votre mère, votre sœur ou votre grand-mère en a souffert, votre risque de développer la maladie pourrait être plus élevé. Cela suggère l’existence d’un lien génétique.

Dysfonctionnement du système immunitaire

Chez certaines femmes, le système immunitaire ne parvient pas à reconnaître et à éliminer les tissus semblables à l’endomètre lorsqu’ils se développent en dehors de l’utérus. Cela peut leur permettre de s’implanter et de se propager.

Transformation cellulaire

Certaines cellules de la région pelvienne (comme celles qui tapissent l’abdomen) peuvent se transformer en cellules semblables à l’endomètre. Ce processus pourrait être déclenché par des hormones, une inflammation ou d’autres facteurs encore mal identifiés.

Selon Dre Guimarães :

 

Ces théories permettent de mieux comprendre comment l’endométriose pourrait apparaître, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour expliquer pleinement cette maladie.

 

Les conséquences de l’endométriose sur la fertilité

L’endométriose est une cause majeure d’infertilité : elle touche environ 10 % des femmes et la moitié de celles qui rencontrent des difficultés à concevoir en sont atteinte. Elle peut :

  • provoquer une inflammation qui perturbe la rencontre entre les ovocytes et les spermatozoïdes
  • endommager les trompes de Fallope ou les ovaires
  • entraîner la formation de tissu cicatriciel ou d’adhérences qui altèrent le fonctionnement des organes reproducteurs
  • réduire la qualité des ovocytes, en particulier en présence d’endométriomes (kystes ovariens formés lorsque du tissu endométrial se développe dans les ovaires)
  • rendre les rapports sexuels douloureux, et ainsi diminuer leur fréquence

Mais la bonne nouvelle, c’est que de nombreuses femmes atteintes d’endométriose parviennent à tomber enceintes. Certaines conçoivent naturellement, d’autres ont recours à la PMA. Avec une prise en charge adaptée et du soutien, une grossesse reste tout à fait possible.

 

Symptômes fréquents de l’endométriose

L’endométriose ne se manifeste pas de la même manière chez toutes les femmes. Parmi les symptômes les plus courants, on retrouve :

  • des règles douloureuses, souvent dès les jours précédant les menstruations et pouvant durer plusieurs jours
  • des douleurs pelviennes en dehors des règles
  • des douleurs pendant ou après les rapports sexuels
  • des douleurs lors des passages aux toilettes, surtout pendant les règles
  • des ballonnements et une sensation de ventre gonflé
  • une grande fatigue et un manque d’énergie
  • des règles abondantes ou des saignements irréguliers entre les cycles
  • des difficultés à tomber enceinte
  • d’autres troubles digestifs (diarrhée, constipation, nausées), souvent en lien avec la période menstruelle

Si vous présentez plusieurs de ces symptômes et que vous essayez de concevoir, il est conseillé de consulter un spécialiste.

Femme assise sur un canapé, tenant son bas-ventre avec une expression douloureuse, illustrant les symptômes de l’endométriose.

 

Comment diagnostique-t-on l’endométriose ?

Obtenir un diagnostic d’endométriose peut prendre du temps. L’une des raisons est que de nombreux symptômes, comme les douleurs abdominales, les ballonnements ou les troubles du transit, sont similaires à ceux d’autres pathologies, par exemple le syndrome de l’intestin irritable (SII) ou les infections pelviennes.

C’est pourquoi il est important d’écouter son corps et de consulter un médecin lorsqu’on sent que quelque chose ne va pas.

Dre Guimarães prévient :

Si vous pensez souffrir d’endométriose, n’hésitez pas à faire des examens ou à solliciter un l’avis d’un médecin. Poser un diagnostic précoce permet de mieux gérer les symptômes et de protéger votre fertilité. 

 

Voici les principales étapes du diagnostic :

Analyse des antécédents médicaux et des symptômes
Le médecin s’informe sur vos règles, le niveau de vos douleurs et les autres signes éventuels. Il peut aussi demander depuis combien de temps ils sont présents et comment ils impactent votre quotidien.

Examen pelvien
Le médecin palpe doucement la zone pelvienne afin de repérer d’éventuelles anomalies, comme des kystes ou des zones sensibles.

Échographie ou IRM
Ces examens d’imagerie permettent de visualiser les organes reproducteurs. Ils peuvent parfois mettre en évidence des signes d’endométriose, comme des kystes ovariens appelés endométriomes, mais ils ne permettent pas toujours de la détecter.

Cœlioscopie
Il s’agit d’une petite intervention chirurgicale consistant à introduire une caméra par une incision au niveau de l’abdomen. Elle permet au médecin d’observer directement les tissus et de rechercher des signes d’endométriose.

La cœlioscopie est le seul moyen de confirmer avec certitude la présence d’endométriose. Si des lésions sont observées, le médecin peut parfois les traiter ou en retirer une partie lors d’une même intervention.

 

Les quatre stades de l’endométriose

Les médecins classent l’endométriose en quatre stades (du plus léger au plus sévère) en fonction de :

  • la localisation des lésions
  • leur profondeur
  • la quantité de tissu cicatriciel (adhérences) formée

Dre Guimarães précise :

Cette classification aide les médecins à comprendre ce qui se passe dans votre corps, mais elle ne permet pas toujours de prédire l’intensité de vos symptômes ni l’impact sur votre fertilité. 

 

Voici un aperçu des quatre stades :

  • Stade I – Minime
    Quelques petites lésions superficielles apparaissent en dehors de l’utérus, généralement sur le péritoine pelvien ou autour des ovaires.
  • Stade II – Léger
    Les lésions sont plus nombreuses qu’au stade I, et certaines peuvent être plus profondes. On peut également observer de fines adhérences, sortes de bandes de tissu cicatriciel qui peuvent souder les organes entre eux.
  • Stade III – Modéré
    Les lésions sont plus profondes et peuvent s’accompagner de petits kystes ovariens appelés endométriomes. Des adhérences plus marquées peuvent aussi se former dans la cavité pelvienne.
  • Stade IV – Sévère
    C’est le stade le plus avancé. On y retrouve souvent de gros endométriomes, des adhérences épaisses et un tissu cicatriciel important. Les lésions peuvent également atteindre d’autres organes, comme la vessie ou l’intestin.

Il est important de rappeler que le stade de l’endométriose ne correspond pas toujours à l’intensité des symptômes ni à la capacité de concevoir.

Certaines femmes au stade I rencontrent de grandes difficultés pour tomber enceintes, tandis que d’autres au stade IV n’ont aucun problème. Chaque situation est unique : le mieux est d’en discuter avec votre médecin.

 

Endométriose et fertilité : quels traitements ?

Dre Guimarães explique :

Si vous êtes atteinte d’endométriose et que vous souhaitez tomber enceinte, le choix du traitement dépendra de vos symptômes, de votre âge et de la durée depuis laquelle vous essayez de concevoir.

 

Certaines femmes parviennent à concevoir naturellement, tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement médical : c’est là qu’une clinique spécialisée en fertilité peut faire toute la différence.

Chez Procriar, nous considérons chaque situation dans son ensemble. Nous prenons le temps de comprendre votre parcours, vos objectifs et la manière dont l’endométriose affecte votre fertilité, afin de construire un plan personnalisé qui vous offre les meilleures chances de réaliser votre projet de maternité.

Voici les solutions les plus courantes :

Traitements médicamenteux

Des traitements hormonaux (pilule, patch ou injections destinés à bloquer les œstrogènes) peuvent être prescrits pendant quelques mois avant de commencer un traitement de fertilité. Ils permettent de :

  • mettre l’endométriose en pause
  • réduire l’inflammation dans le bassin
  • diminuer la taille des lésions ou des kystes
  • créer un environnement plus favorable à une grossesse

Cette approche est appelée blocage ovarien ou mise au repos des ovaires.

Par exemple :

  • Le médecin peut recommander la prise de contraceptifs, d’un agoniste de la GnRH ou d’un traitement hormonal équivalent pendant un à trois mois.
  • Après cette phase de préparation, le traitement hormonal est interrompu et l’on passe aux étapes actives de la prise en charge de la fertilité : stimulation ovarienne, insémination intra-utérine (IIU) ou transfert d’embryons dans le cadre d’une FIV.

L’objectif est de « mettre au repos » l’endométriose avant d’essayer d’implanter un embryon ou de concevoir. Après ce traitement préalable, certaines femmes parviennent à concevoir naturellement, tandis que d’autres auront besoin d’une chirurgie ou d’un traitement de fertilité complémentaire.

Chirurgie

Dans certains cas, une cœlioscopie peut être envisagée. Cette intervention mini-invasive permet de retirer ou de détruire les lésions d’endométriose. Elle peut soulager les douleurs et, chez certaines femmes, améliorer les chances de conception naturelle, notamment dans les formes légères à modérées.

Gros plan sur une équipe chirurgicale réalisant une cœlioscopie, une intervention mini-invasive utilisée pour diagnostiquer et traiter l’endométriose.

Techniques de procréation médicalement assistée (PMA)

Lorsque la conception naturelle s’avère impossible, différentes options peuvent être proposées :

  • Stimulation ovarienne : si l’ovulation n’est pas régulière, des médicaments peuvent aider les ovaires à libérer des ovocytes au bon moment.
  • IIU (insémination intra-utérine) : utile dans les formes légères d’endométriose, lorsque les trompes sont perméables et que le sperme est de bonne qualité.
  • FIV (fécondation in vitro) : souvent recommandée dans les cas plus avancés ou si la chirurgie n’a pas apporté d’amélioration. La FIV permet de contourner plusieurs difficultés liées à l’endométriose en fécondant l’ovocyte en laboratoire puis en transférant l’embryon directement dans l’utérus.

 

Idées reçues sur l’endométriose

L’endométriose est encore mal comprise. Cette méconnaissance entraîne souvent des retards de diagnostic, de la frustration et parfois l’absence d’une prise en charge adaptée. Voici quelques idées reçues fréquentes contredites par des faits scientifiques.

« Ce sont juste des règles douloureuses. »

C’est bien plus que cela. Les crampes menstruelles sont courantes, mais la douleur liée à l’endométriose dépasse largement ce qui est considéré comme habituel. Elle peut commencer avant les règles, durer plusieurs jours et parfois se manifester en dehors des périodes de saignement. Précise Dre Guimarães:

 

« La douleur de l’endométriose peut se faire sentir tout au long du cycle, pas seulement pendant les règles. Elle est souvent plus profonde, plus longue et plus handicapante »

 

Nombreuses sont celles qui, dès leur adolescence, s’entendent dire que la douleur fait simplement partie de la vie d’une femme. Ce discours banalise les symptômes et pousse à les minimiser. La réalité est toute autre : une douleur qui perturbe la vie quotidienne n’est pas normale.

Si vos règles vous empêchent de travailler, d’étudier, de dormir ou de réaliser vos activités habituelles, cela peut être le signe de l’endométriose. Cette maladie gynécologique se caractérise par le développement d’un tissu semblable à la muqueuse de l’utérus à des endroits où il ne devrait pas (sur les ovaires, l’intestin ou le péritoine) provoquant inflammations, adhérences et douleurs intenses.

Précise Dre Guimarães:

« On estime que 50 à 80 % des femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques sont atteintes d’endométriose. Des douleurs pelviennes intenses ne font pas partie du cycle normal d’une femme »,

 

« Seules les femmes plus âgées sont concernées. »

Faux. L’endométriose peut toucher les adolescentes et les jeunes femmes, parfois dès leurs premières règles. Elle est souvent méconnue chez les plus jeunes, car leurs douleurs sont banalisées.

« Si les examens sont normaux, ce n’est pas de l’endométriose. »

L’endométriose est parfois difficile à détecter. Elle n’apparaît pas toujours à l’échographie ou dans les analyses sanguines. Le seul moyen de confirmer un diagnostic est la cœlioscopie, une petite intervention chirurgicale qui permet d’observer directement l’abdomen. Précise Dre Guimarães:

« Ce sont les symptômes qui nous guident. Des examens d’imagerie normaux ne signifient pas pour autant qu’il n’y a rien »

 

« Les femmes atteintes d’endométriose ne peuvent pas avoir d’enfant. »

Certaines rencontrent des difficultés à concevoir, mais beaucoup parviennent à avoir des grossesses normales, avec ou sans traitement. Une prise en charge précoce peut améliorer les chances de maternité.

« Il faut se faire opérer régulièrement. »

La chirurgie n’est pas toujours nécessaire, et multiplier les interventions n’est pas une solution durable. De nombreux symptômes peuvent être soulagés grâce à des traitements hormonaux ou d’autres approches non chirurgicales. Précise Dre Guimarães:

« Nous avons recours à la chirurgie lorsque c’est pertinent, mais ce n’est pas l’unique option. Dans bien des cas, la gestion des symptômes repose sur des traitements hormonaux visant à réduire les œstrogènes, qui stimulent la croissance du tissu endométrial »

 

« Sans traitement, la maladie s’aggrave. »

L’endométriose ne suit pas un schéma unique. Certaines femmes ont de fortes douleurs même si elles ont peu de lésions, tandis que d’autres présentent de nombreux endométriomes mais peu de symptômes. Si la maladie n’affecte pas votre qualité de vie ou votre fertilité, un traitement immédiat n’est pas toujours nécessaire.

En résumé :

Si vous souffrez, si vos règles sont difficiles à vivre ou si vous sentez que vos douleurs sont minimisées, brisez le silence et parlez-en. Vous n’êtes pas seule : reconnaître que vos symptômes sont réels est déjà une première étape vers une meilleure prise en charge.

 

FAQ – Les questions les plus fréquentes à propos de l’endométriose

La grossesse peut-elle améliorer l’endométriose ?

Chez certaines femmes, les symptômes s’atténuent pendant la grossesse, probablement en raison des changements hormonaux, notamment l’augmentation de la progestérone. Mais ce répit est en général temporaire : les symptômes reviennent souvent après l’accouchement ou à la reprise des règles.

Comment gérer l’endométriose lorsqu’on essaie de concevoir ?

Une approche combinée donne souvent de meilleurs résultats. Elle peut inclure :

  • une chirurgie pour retirer ou réduire les lésions,
  • des techniques de PMA comme la FIV ou la stimulation ovarienne.

De petits changements de mode de vie (rester active, gérer le stress, adopter une alimentation anti-inflammatoire) peuvent aussi contribuer à équilibrer l’organisme et améliorer le parcours de fertilité.

L’endométriose est-elle génétique ?

L’endométriose n’est pas considérée comme une maladie génétique au sens strict, mais les recherches montrent qu’elle a tendance à se retrouver dans certaines familles. Si votre mère, votre sœur ou une proche parente en est atteinte, le risque que vous ayez également développé la maladie est plus élevé.

Voici ce que l’on sait aujourd’hui :

  • Risque familial : une femme ayant une parente au premier degré atteinte (mère, sœur, fille) présente un risque 6 à 10 fois supérieur à celui de la population générale.
  • Plusieurs gènes impliqués : aucun « gène de l’endométriose » n’a été identifié. Il s’agit plutôt d’une maladie polygénique, liée à des variations dans plusieurs gènes influençant l’inflammation, le système immunitaire et la régulation hormonale.
  • Facteurs environnementaux et hormonaux : la génétique interagit probablement avec d’autres éléments, comme les menstruations rétrogrades, la réponse immunitaire, l’exposition à certaines substances chimiques ou l’équilibre hormonal.
  • Ce n’est pas une fatalité : avoir des antécédents familiaux augmente le risque, mais de nombreuses femmes prédisposées ne développeront jamais la maladie.

L’endométriose est-elle une maladie auto-immune ?

Officiellement non. L’endométriose n’est pas classée dans la catégorie des maladies auto-immune, mais beaucoup de chercheurs estiment que le système immunitaire joue un rôle dans son apparition et son évolution.

Accoucher guérit-il l’endométriose ?

Non. Certaines femmes se sentent mieux un temps après un accouchement, mais la maladie réapparaît généralement au retour des règles. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, un traitement peut être nécessaire, même pour les femmes ne désirant plus d’enfants.

Certains aliments peuvent-ils aider à réduire les symptômes ?

L’alimentation ne guérit pas l’endométriose, mais modifier son régime alimentaire peut soulager certains symptômes. Il est conseillé par exemple :

  • d’augmenter la consommation de légumes verts, poissons gras, céréales complètes, fruits rouges et oléagineux
  • de réduire la viande rouge, les produits transformés, l’alcool et la caféine

Une bonne hydratation et une activité physique régulière favorisent également le bien-être général et la fertilité.

L’endométriose est-elle reconnue comme un handicap ?

Dans certains pays, les formes sévères d’endométriose peuvent être reconnues comme un handicap, en particulier si elles altèrent la capacité à travailler ou à vivre sans douleur. Si vos symptômes affectent votre quotidien, parlez-en à votre médecin et renseignez-vous sur vos droits.

L’endométriose peut-elle provoquer un cancer ?

L’endométriose n’est pas un cancer et n’évolue que très rarement vers une forme cancéreuse. Dans de rares cas, elle peut être associée à certains cancers des ovaires, mais le risque global reste faible.

À quoi ressemble la douleur liée à l’endométriose ?

Les douleurs varient d’une femme à l’autre. Certaines décrivent une douleur vive, comme un coup de poignard, d’autres une gêne profonde au niveau du dos, du bassin ou du ventre. La douleur peut survenir pendant les règles, lors des rapports sexuels, à la selle ou à tout moment du cycle. Pour certaines femmes, elle est constante et épuisante ; pour d’autres, elle va et vient.

L’endométriose peut-elle disparaître ?

L’endométriose ne disparaît généralement pas spontanément. Les symptômes peuvent diminuer pendant la grossesse ou après la ménopause, mais la maladie elle-même est chronique et nécessite souvent une prise en charge. Avec un suivi adapté, elle peut toutefois être contrôlée et permettre de mener une vie pleinement active.

 

Quand consulter un centre de PMA ?

Si vous essayez de tomber enceinte et présentez des symptômes d’endométriose (règles douloureuses, douleurs pelviennes ou kystes connus), n’attendez pas ! Il n’est pas nécessaire d’essayer de concevoir naturellement pendant 6 ou 12 mois avant de demander de l’aide.

Comme le souligne Dre Guimarães :

Si vous présentez des symptômes d’endométriose et que vous souhaitez avoir un enfant, il est préférable de consulter rapidement un spécialiste de la fertilité. Inutile d’attendre une année entière. Un suivi précoce permet de protéger votre fertilité et d’augmenter vos chances de réussite. 

 

Chez Procriar, nous mettons à votre disposition une expertise reconnue, des outils de diagnostic performants et une prise en charge bienveillante. Que vous ayez besoin d’une chirurgie, d’une FIV ou d’un plan personnalisé, nous sommes là pour vous accompagner.

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